de Tim Crouch
Cie Studio Monstre
L’histoire se situe aux frontières du fantastique : un garçon parie qu’il va garder le bras en l’air et ne plus jamais le redescendre. Au fil des années, il deviendra un objet de moqueries, un cas d’école pour la médecine et une icône de la scène artistique. Ce bras attire l’attention d’un amateur de body art qui en fera l’acquisition, avec le corps qui le prolonge évidemment.
Dans une mise en scène malicieuse, le héros, interprété avec beaucoup d’humour par Théophile Sclavis, véritable homme-orchestre, donne vie à toute sa famille, puis à tout un petit peuple qu’il dépeint avec une certaine cruauté, dans une parole directe aux spectateurs. Le ton employé est proche d’une conférence ou d’un témoignage. Et par le biais de vidéos, de magie et d’objets vivifiants tous renfermés dans une étonnante table, nous assistons à une critique stimulante de l’art contemporain et de ses dérives. Une performance singulière (qui manipule qui ?) pleine de surprises, de fantaisie et très rafraîchissante.