Jan Martens (Belgique)

Par son travail sur la répétition et l’amplification du mouvement, Jan Martens, le chien fou de la jeune garde chorégraphique belge, a enthousiasmé le festival d’Avignon avec ce grand format de 17 danseurs de tous âges et toutes origines. Chaque danseur porte son individualité et s’illustre d’abord dans une partition propre.

Jan Martens travaille ensuite sur le collectif, par d’importants effets de masse où le fait d’être ensemble n’empêche pas la singularité. Car, à l’image de sa troupe atypique, micro-communauté contemporaine, le chorégraphe embrasse la diversité du monde. Avec cette écriture millimétrée et des costumes flamboyants, l’artiste flamand interroge les résistances face aux enjeux climatiques ou sociétaux, et devant les tyrannies. La chorégraphie se concentre sur le repli comme acte de rébellion et examine les moments où quelqu’un décide d’aller à contre-courant, de s’immobiliser. Par sa dynamique soudainement freinée, Jan Martens s’inspire des manifestants, dans une chorégraphie rythmée par des protestations et des slogans.Une célébration rassembleuse de la danse, comme un rituel immémorial.