Cirque Trottola
Titoune et Bonaventure Gacon continuent, comme personne, de mélanger acrobaties virtuoses, humour et mélancolie.
Ils jouent avec les cintres et tout ce que recèle le chapiteau comme cachettes.
Deux personnages en quête de lumière arrivent d’un ailleurs. Ils ont connu la lueur des tréfonds, ils cherchent l’éclat des sommets. Stupeur ! Des spectateurs sont là… Le Cirque Trottola revient à sa cellule originelle : un duo devenu quatuor, avec les multi-instrumentistes touche-à-tout Thomas et Bastien. La patte Trottola, miraculeuse et singulière, n’a pas changé : faite d’exploits virtuoses (trapèze volant, portés acrobatiques…) et d’impalpables petits riens, instants furtifs où une mimique, un regard ahuri ou un dos fatigué sont les détails de la condition humaine.
Dans Campana, la cloche sonne et le temps passe, inexorablement… Il y a ici des bas-fonds insoupçonnés comme autant d’occasions cocasses, notamment avec Boudu, le fameux clown bourru, ou l’effet de surprise final apportant au public sa part de merveilleux spectaculaire. Un geste poétique et musical audacieux. Inratable.