Cie Carna – Alexandre Blondel
Le corps athlétique, puissant, reste-t-il la seule voie ? Qu’est-ce qu’implique être danseur professionnel aujourd’hui, surtout quand on est un homme issu d’un milieu populaire ?
Les médias véhiculent des stéréotypes de types virils à longueur de temps et la société les alimente autant qu’elle les dénonce. Comment se construire, exister même devant ces injonctions contradictoires ? Un danseur peut-il trouver les parades à la gêne, au désir d’être lui-même, face à une certaine honte sociale et de n’être finalement qu’un surhomme capable de prouesses ? Cette jolie pièce a été conçue spécialement pour l’espace public par Alexandre Blondel, chorégraphe habile mêlant depuis toujours danses urbaines et écriture circassienne. Il y mêle la parole, et, avec les trois danseurs très différents mais tous virtuoses, il déconstruit avec malignité et énergie le mythe fragile de la virilité, les sommations et les stéréotypes de notre société folle en les distordant allègrement.