Cie Le Royal Velours
Hugues Duchêne

Mi-théâtre documentaire, mi-fiction, la pièce évoque les coulisses du pouvoir. Drôle et intelligente, cette comédie sur les rapports entre art et politique, entre petite et grande histoire,
est inquiétante et dérisoire.

C’est une histoire sur « l’affaire Olivier Py » qui s’est passée il y a dix ans pile, en avril 2011, entre Fukushima et la mort de Ben Laden, à un moment où les médias n’avaient rien d’autre à dire. Olivier Py était directeur du Théâtre national de l’Odéon, lorsqu’on a appris avec surprise qu’il ne serait pas renouvelé et que Luc Bondy prendrait sa place. À ce moment-là, tout le monde y a vu une décision du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand. Plus tard, il s’est avéré que la décision venait du président Sarkozy. La pièce, de portée univer­selle à partir d’un épisode précis, met en scène des personnages nommés Carla, Nicolas, Olivier, Luc ou Frédéric et interprétés par la jeune équipe complice et talentueuse que le public d’Équinoxe a pu découvrir avec bonheur la saison dernière dans Je m’en vais mais l’État demeure. Toute ressemblance avec des faits réels n’est pas totalement fortuite. Heureusement !

Soyons curieux !