Vaguement compétitifs
L’AFP publie chaque jour une dépêche dans une catégorie simplement intitulée « Tour du monde des insolites ». Ces faits divers a priori anodins reflètent cette société absurde, sensible, dérisoire, et frisent la poésie. Un matériau documentaire absolument pas destiné à la scène, mais un beau défi d’adaptation, pour dresser un état temporaire des excès de l’humanité.
Le quotidien de nos concitoyens y apparaît bouleversé. À la manière des tragédies grecques, ces anecdotes tissent la grande mythologie de notre quotidien, en la réinventant. Tout va bien est un feu d’artifice joyeux, un kaléidoscope improbable, des capitales mondiales aux confins de la France, avec une attention particulière pour les villes et villages inconnus. Cette succession de microfictions théâtrales connectées entre elles, est interprétée sur un ton décalé par trois comédiens et un musicien. Cet amoncellement composite est représenté par une diversité de styles de jeu, de genres musicaux, sons en live, et par un espace scénique occupé par des objets du quotidien, lesquels nous mènent parfois sur de fausses pistes…