Cie le Fils du Grand réseau – Pierre Guillois

Molière 2022 du meilleur spectacle de théâtre public,
ce feu d’artifice de bouts de carton nous invite à un voyage imaginaire, fusion délirante d’un « cartoon » et d’une épopée shakespearienne. Un acteur sur un tabouret, en costume trois pièces, parle un sabir proche de l’anglais yaourt. Amoureux d’une sirène pêchée par accident, il quitte les plaines du Grand Nord en patins, à trottinette, en avion. Il découvre l’Écosse, part vers le Sud, assassine quelques cornemuseurs au passage… Mais sans jamais se lever, sans aucun décor. Car, à ses côtés, un  accessoiriste agité du bocal, en maillot de bain, met toute son énergie et sa maladresse à faire défiler des centaines de morceaux de carton où sont inscrits les noms des paysages, personnages, événements climatiques croisés tout au long de ce road-movie qui… cartonne.

L’humour est effectivement redoutable dans cette incroyable performance et offre une vivifiante cure de rire. Avec ces aventures rocambolesques déployées à force d’astuces et de gags, c’est une explosion d’idées géniales et farfelues où se croisent l’esprit
des Monty Python et le burlesque des clowns.

Presse

Les gros patinent bien : un cabaret d’une démoniaque virtuosité. Aidés de carton pour seul accessoire et dans un anglais shakespearien réinventé, les comédiens Olivier Martin-Salvant et Pierre Guillois livrent une folie burlesque digne des meilleurs clowns.

Rondouillard, barbu et en costard-cravate, Olivier Martin-Salvan ne bouge jamais de son siège tout au long des Gros patinent bien, ce cabaret de carton qu’il a imaginé avec Pierre Guillois, maigrissime et très agité compère, juste revêtu quant à lui d’un slip de bain noir. Ces deux-là ré-architecturent notre imaginaire avec une folie burlesque digne des meilleurs clowns.

Une épopée don quichottesque
Il faut voir Martin-Salvan raconter, quasi immobile, leurs épiques aventures dans un anglais shakespearien totalement réinventé ; et Guillois faire vivre l’action en se démultipliant avec ses bouts de carton où sont inscrits lieux, objets, animaux et personnes. Histoire que le public se repère. Exercice d’une démoniaque virtuosité, où, sans autres accessoires, les deux larrons nous baladent du Grand Nord à l’Espagne, quêtant le grand amour ou autre dépassement héroïque de soi.
Et le rire surgit du décalage entre la passivité apparente du gros et l’énergie désespérée du nu tout maigre, préposé aux décors de cette don quichottesque épopée. De leurs disputes aussi, de ces délirants moments où ils sortent de leurs rôles pour avouer qu’ils sont crevés, ne supportent plus ce marathon … Pourtant avec leur théâtre pauvre et leur langage archi faux, ils ont créé un monde ; et retrouvé bizarrement le nôtre, avec ses inégalités, ses rapports de force, sa violence, ses aveuglements (ah ! les délirants moments où surgissent des réfugiés !). Nier la réalité, permet au théâtre de mieux la voir. »
Fabienne Pascaud – TTT TÉLÉRAMA

Distribution

Un spectacle de Olivier Martin-Salvan et Pierre Guillois
Avec Olivier Martin-Salvan en alternance avec Jonathan Pinto-Rocha et Pierre Bénézit
Pierre Guillois en alternance avec Grégoire Lagrange et Baptiste Chabauty

RéserverVenir en covoiturage

Dates et horaires

Durée

  • Durée 1h20

Tarif

En images

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